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La création du ballet fut difficile. L'œuvre est une commande de 1934 du Kirov de Léningrad, mais lorsque Prokofiev proposa le thème de Roméo et Juliette, le théâtre refusa. Prokofiev signa alors un contrat avec le Bolchoï , mais là encore les choses se passèrent mal. Une fois la partition achevée, les danseurs déclarèrent le ballet indansable, notamment à cause de la complexité rythmique et de passages jugés inaudibles. Prokofiev retravailla alors sa partition en 1936 pour en tirer deux suites en sept mouvements.
C'est une de ses œuvres les plus appréciées en raison de la haute inspiration mélodique, de la grande variété rythmique et du caractère mémorable des thèmes principaux (la célèbre et sinistre « Danse des chevaliers » et ses diverses variations ; le délicat et foisonnant thème de Juliette).
Maurice Jarre s'intéresse très vite à la composition et se retrouve directeur musical du TNP durant douze années (1951-1963).
Sa carrière dans la musique de film démarre en 1950, avec des courts métrages (Franju, Demy, Resnais), puis des longs métrages à partir de 1958.
Sa carrière Hollywoodienne ne démarre véritablement qu'en 1962 avec Lawrence d'Arabie, un film qui scellera sa collaboration avec David Lean (...) Jarre a aussi écrit cinq ballets, dont Notre Dame de Paris pour l'Opéra de Paris.
Lors du Festival de Berlin, en février 2009, il reçoit un Ours d'Or pour l'ensemble de sa carrière.
C'est sa dernière apparition en public.
Dukas enseigna la composition et l'orchestration au conservatoire de Paris, où il eut notamment pour élèves Messiaen, Alain, Langlais, Duruflé, Favre & Hubeau.
Son perfectionnisme l'amena à détruire beaucoup de ses partitions dans les années 1920. Habile orchestrateur, son œuvre la plus célèbre demeure L'Apprenti Sorcier.
Il est l'auteur d'une symphonie et d'un opéra, Ariane et Barbe-Bleue, de l'écrivain belge Maeterlinck, qui rencontra le succès.
Sa dernière grande composition fut le ballet La Péri.
De gauche à droite, près du piano : Maillard-Verger, Elsa Barraine, Yvonne Desportes, Aubin, Revel, Favre, Dukas, Duclos, Hugon, Duruflé.
A droite, assis : Arrieu, Messiaen
Thème A
Le thème A en do majeur comporte seize mesures et un petit ambitus d’une neuvième majeure (de do à ré pour la flûte) ; commençant sur la tonique aiguë, la mélodie très conjointe descend d’abord en arabesque sur la dominante, puis, reprenant plus haut sur la sus-tonique, elle redescend toujours en ligne sinueuse vers la tonique grave, semblant vouloir déborder de son cadre.
Thème B
Le contre-thème B dérivé du premier, plus pathétique et teinté de mineur, également de seize mesures, est d’un ambitus plus grand, une seizième mineure (de do à ré bémol pour le basson) ; par mouvements progressifs et conjoints, suggérant des modes exotiques (gamme andalouse), la mélodie suit une lente descente très altérée sur plus de deux octaves.
Ritournelle
La ritournelle est la clé de voûte du Boléro. Elle sert d’introduction et de conclusion à l’œuvre, sépare chaque entrée des thèmes et, répétée huit fois en arrière-fond des mélodies, leur sert d’accompagnement rythmique et harmonique. Elle est composée :
- de la cellule rythmique de caisse claire doublée d’un ou plusieurs instruments,
- d’un accompagnement harmonique sur le deuxième et le troisième temps,
- d’une basse immuable (do, soupir, sol, do, soupir, sol, do, etc.) martelant la mesure à trois temps, affirmant le ton de do majeur durant toute l’œuvre, sauf au milieu du dernier thème B où éclate une inattendue modulation en mi majeur, avant de revenir, pour conclure, dans le ton principal.
Le Boléro de Ravel (part. I & II) dansé par les Ballets du XXème siècle de Béjart.
A celle qui peut l'apprécier à sa juste valeur.
Quant à la partition musicale, c'est une chanson. C'est surtout un miracle d'écriture, avec ce double thème répété environ 25 à 30 fois, allant de l'instrument unique à tout l'orchestre.