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Benjamin Britten (1913-1976), compositeur, chef d'orchestre et pianiste, est souvent considéré comme le plus grand compositeur britannique de l'après-guerre.
Très proche de Mahler, et de Schönberg, sa rencontre avec Bertold Brecht
change sa façon d'écrire l'opéra : il
se trouve à mi-chemin entre le théâtre et l'opéra.
Ses deux opéras ; Mahagonny et L'Opéra de quat'sous sont des critiques sociales. Il écrit pour petits ensembles, sur des thèmes populaires, dans l'idée de recréer l'opéra des gueux du 20ème siècle.
Parmi ses œuvres mondialement connues, on peut citer (en plus de ses deux opéras) :
- Grandeur et décadence de la ville de Mahagony (Aufstieg und Fall der Stadt Mahagonny ).
- Les Sept Péchés capitaux (1933) sur des textes de Bertold Brecht.
- Ses deux symphonies (1921 & 1934).
Symphonie qui est l'amplification de la métamorphose formelle de la forme symphonie édictée par Haydn, sur deux points, et qui trouve son apothéose avec la symphonie de Messiaen :
- L'usage de la voix, avec les chœurs et les solistes,
- Ces six mouvements, au lieu de trois ou quatre mouvements (Messiaen => 8)
Ajoutons l'amplification de l'orchestration, avec le final, qui au lieu d'être un allegro, devient une sorte de long chant funèbre.
Bonne écoute.
C'est ainsi que Wagner nommait la 7ème symphonie de Beethoven.
En particulier le mouvement lent, l'allegretto.
Bon, comme je suis submergé, inondé, noyé, dévasté par et sous le flot continu et tumultueux de vos commentaires, je vais peut-être (mais peut-être) mettre en ligne, peu à peu, presque toutes ses symphonies.
Sous la direction de Karajan, avec le Philharmonique de Berlin.
Les deux premiers mouvements de la 3ème symphonie (avec la marche funèbre) initialement dédiée à Bonaparte.
Mais une fois sacré empereur, Beethoven à déchiré la dédicace en disant ces mots :
"Ce n'est donc qu'un homme comme les autres".
C'est en fait la première des grandes symphonies, celle où le génie de Beethoven donne sa pleine mesure.
La Symphonie espagnole est une œuvre pour violon et orchestre composée par Lalo.
Officiellement une symphonie, elle est considérée comme un concerto pour violon par les musiciens aujourd'hui.
L'œuvre est écrite dans une période où les rythmes latins étaient en vogue (Carmen de Georges Bizet est présentée au public un mois plus tard).
La Symphonie espagnole est une des œuvres les plus connues de Lalo. Elle fut un succès dès sa création.
Elle est écrite en cinq mouvements:
- Allegro non troppo
- Scherzando: Allegro molto
- Intermezzo: Allegretto non troppo
- Andante
- Rondo:Allegro
Le titre de la symphonie vient de deux mots en sanscrit, Turanga et Lîla, liés, et la traduction de Turangalîla peut être « chanson d'amour, hymne de joie, mouvement, rythme, vie et mort ».
Il s’agit surtout d’une symphonie concertante. La
diversité des pupitres requis, suivant en cela la liberté revendiquée
par le commanditaire, comprend, les bois, les cordes, les cuivres avec une section étoffée.
Une onde Martenot, et aussi la batterie formée d'instruments turcs et chinois, soulignent combien en orchestrateur universel, Messiaen aimait collectionner une palette très large de "sons" traditionnels, créant des mélanges actifs, facettes de son humanisme planétaire.
Le piano, par plusieurs grappes d’accords
diamantins inspirés des chants d’oiseaux, font de l’ouvrage comme
un concerto pour piano et orchestre.
Turangalîlâ exprime tout à
la fois, vie et mort, énergie et joie, chant, mouvement, rythme... Ce
pourrait être l’essence de la condition humaine, mais aussi de la
musique elle-même qui filtre les aspirations et les inquiétudes de
l’âme, confrontée au grand dessein cosmique.